Centre Hospitalier d’Ardèche Nord BP 119 - Rue du Bon Pasteur
07103 Annonay Cedex
04 75 67 35 00
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Hier & demain

L’histoire du centre hospitalier d’Annonay est intimement liée au développement de la ville. La cité moyenâgeuse, lieu de transit sur le chemin de différents pèlerinages (le Puy, Saint Jacques de Compostelle), était un centre commercial très actif qui comportait des abris et hospices pour voyageurs et pèlerins.

 

La population locale était accueillie à l’Hôpital Notre Dame de l’Aumône, fondé en 1188. Il en reste aujourd’hui la trace d’une chapelle rebâtie au XVIII° siècle qui est devenue le Temple de l’Eglise Réformée.

 

Par la suite, un second établissement, l’hôpital de Notre Dame la Belle, fut fondé en 1336 par le Cardinal Bertrand, légat du Pape et enfant d’Annonay et confirmé par une Bulle du Pape Clément VI de 1342, conservé aux archives municipales dont une reproduction peut être vue au Musée de l’hôpital.

 

Les guerres de religion ruinèrent la ville, son château, ses églises, couvents et hôpitaux. Il ne restait qu’environ 1 350 habitants en 1572. La cité se releva à partir du XVII° et commença une carrière industrielle qui assura son développement continu jusqu’à aujourd’hui : cuir, teintureries, bonneteries, draperies, puis papeteries dont certains papetiers célèbres (les frères de Montgolfier), charronnerie. Le développement de la ville conduisit à regrouper les 2 anciens hôpitaux en 1686 par ordonnance royale qui créa « l’hôpital général » à l’emplacement de l’hôpital actuel, près du Champ de Mars.

Le 2 mai 1833, c’est à Annonay que fut réalisée en France la première résection du côlon pelvien avec entérographie par un chirurgien de l’hôpital, Jean-François REYBARD. En 1864, l’établissement était très actif et réalisait déjà 60 000 journées d’hospitalisation par an, soit en moyenne 164 à 165 personnes par jour (entre 210 et 240 aujourd’hui pour le seul court séjour).

 

D’importantes constructions nouvelles, services de médecine, de pédiatrie, maternité, chirurgie, furent réalisées de 1874 à 1930. Il n’en reste aujourd’hui que l’ancien hôpital qui abrite le Conservatoire (musée) hospitalier, les services techniques, le C.M.P.P., une extension de l’école d’infirmières, la maison des usagers ouverte à toutes les associations d’usagers et le service APESEO (activités physiques et soins esthétiques en oncologie géré par la Ligue contre le cancer).

En 1966, fut construite l’école d’infirmières, devenue depuis l’I.F.S.I. (Institut de formation en soins infirmiers), entièrement rénové en 2011-2012 qui forme 180 étudiantes infirmières et 53 élèves-aides-soignantes.

En 1970, fut ouverte la maison de retraite dans le bâtiment actuel du « Clos des Vignes ». Ce bâtiment comportait à l’origine 200 lits. Pour l’humaniser, 80 lits ont été transférés dans la maison de retraite le « Grand Cèdre » ouverte en octobre 1997 rue Font Chevalier.

 

1976 voit le début de la construction du nouvel hôpital (services de court et moyen séjour et plateau technique) qui ouvre ses portes en avril 1980. Depuis, il a subi de nombreux travaux d’adaptation et des transformations, la plus importante étant la construction d’une extension du Plateau technique ouverte en août 2009 pour accueillir une extension du service de dialyse et de l’imagerie (I.R.M. en plus du scanner).

 

Des travaux d’agrandissement et de rénovation du Plateau technique sont en cours depuis 2014 et se termineront à l’automne 2017. Ils concernent la rénovation et la construction au rez-de-chaussée de :

  • cinq salles de bloc opératoire
  • une salle de réveil
  • le service d’hospitalisation des urgences
  • les consultations externes (chirurgie, anesthésie, médecine du sport)
  • le hall d’accueil
  • l’espace admissions
  • la boutique à destination des patients et des visiteurs