Les élèves aides-soignantsont fait leur rentrée

L’Institut de formation d’aides-soignants d’Annonay a accueilli lundi 24 août sa nouvelle promotion. Parmi les 44 élèves, certains sortent tout juste du lycée, quand d’autres reprennent leurs études après plusieurs années de travail. Tous se retrouvent avec la même envie : apprendre à prendre soin des autres.

L’Institut de formation d’aides-soignants (IFAS) a rouvert ses portes lundi 24 août. Cette année, 44 élèves ont fait leur rentrée pour apprendre à prendre soin et à accompagner. Mais derrière cette nouvelle promotion, les parcours sont loin d’être les mêmes. Certains sortent d’un bac professionnel Services aux personnes et animation dans les territoires (SAPAT) ou Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP), quand d’autres ont choisi la reconversion professionnelle.

Parmi eux, Maéva Grail et Carla Colomban-Payan ont toutes deux obtenu un bac ASSP au lycée Marc-Seguin. Elles connaissent déjà le monde du soin : Maéva a travaillé cet été à la maison de retraite protestante de Montalivet et Carla est employée depuis plusieurs mois à l’Ehpad de La Clairière. Leur objectif, à terme, est pourtant le même : devenir infirmières. « Cette formation d’aide-soignant est un bon moyen de se préparer au métier », explique Carla. Une passerelle permet en effet, sous certaines conditions, de rejoindre directement la deuxième année d’une école d’infirmiers. « Cette passerelle n’existe pas avec l’IISI d’Annonay mais est possible avec d’autres écoles en France », précise Emmanuelle Sales, cadre de santé et formatrice à l’IFAS depuis 2023.

Pour Maéva, les stages effectués durant son bac, notamment auprès d’infirmiers et en Ehpad, lui ont aussi permis de mesurer l’importance du métier d’aide-soignant. Carla partage cette vision : « Nous passons beaucoup de temps avec les résidents, ils nous apprennent beaucoup notamment en nous racontant leur passé. Nous sommes une présence dans leur quotidien, surtout pour ceux qui n’ont pas de famille vraiment présente ».

« Ici, on leur apprend le savoir-être et le savoir-faire de l’aide- soignant »

Victoria Wagon, elle aussi diplômée d’un bac ASSP, envisage plus tard de devenir sage-femme ou infirmière militaire. Une envie qui lui vient notamment de membres de sa famille engagés dans l’armée. Mais avant de penser à la suite, elle veut acquérir les bases du métier. « Ce que j’aime dans ce métier, c’est la communication avec les patients mais aussi le fait de les soulager et d’être une présence pour celles et ceux qui n’ont pas d’entourage ».

À 40 ans, Ana Maria Coraci apporte un autre parcours à cette promotion. Mère de deux enfants, elle travaille depuis plus de dix ans comme agente de service hospitalier (ASH) dans les Ehpad du Clos des Vignes et du Grand Cèdre. Cette année de formation, financée par l’hôpital, représente pour elle une évolution professionnelle. « Reprendre mes études après avoir travaillé pendant quelques années, c’est une vraie organisation », reconnaît la mère de deux enfants. La diplômée en biologie et écologie en Roumanie, envisage déjà, à plus long terme, de devenir infirmière.

Si les cours permettent d’acquérir les bases de l’accompagnement, de la communication, de l’hygiène et du travail en équipe, une grande partie de la formation se déroule en stage. Les élèves pourront effectuer leurs stages à l’hôpital d’Annonay et dans ses établissements rattachés, mais aussi dans différents lieux de soins du territoire, comme le centre médical de La Teppe, l’hôpital de Serrières ou la maison de santé de Saint-Pierre-de-Bœuf.

« Ici, on leur apprend le savoir-être et le savoir-faire de l’aide-soignant qui a comme rôle de prendre soin des personnes vulnérables », résume Emmanuelle Sales.

Lundi 31 août, les 44 élèves ont essayé et récupéré leur tenue médicale. Le même jour, l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) d’Annonay a accueilli à son tour ses 60 nouveaux étudiants en soins infirmiers.